LE PLUS GRAND VOYAGE EST INTERIEUR II

LE PLUS GRAND VOYAGE EST INTERIEUR II
J'ai troqué ma plume pendant 365 jours, contre des livres, à cause de l'Amour. C'est plus facile de lire les états d'âmes d'autrui, que de retranscrire les siens, de mettre des mots à sa vie. Et puis les mots ne servent en général qu'à émettre des maux. Alors quand le semi-bonheur pointe le bout de son nez, nul besoin de le clamer. Ca se sent, ca se vit, mais ca ne s'écrit pas. Puisque pour être heureux, vivons caché. J'ai su trouver une certaine jouissance à garder mon jardin secret. J'ai troqué la mer, contre le bitume amer, et il me suivit jusqu'à Paris. Tout ce qui compte pour moi au monde est actuellement entre ses draps. Nous deux, c'était inévitable. Je l'ai su dès que je l'ai effleuré, c'était comme rentrer chez moi. Aimer est donc parfois une Vocation. Mais avoir pour métier sa Passion l'est aussi. Ainsi, je deviendrai comédienne, peut m'importe le prix, peu m'importe la peine. A.

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 09:18

Pas besoin de grand écran pour se faire du cinéma...

" C'est pas comme si je ne l'avais pas cherché. Le fameux ovale avec ce qu'il pouvait se trouver à l'intérieur. L'alliance d'un corps contenant l'esprit et le c½ur. Une sympathie général. Un feeling sans égal. C'est pas comme si je ne l'avais pas cherché. La pureté de l'âme. La simplicité qui allégerait ma complexité. L'être sans paraître. L'authenticité. L'amour, le vrai. C'est pas comme si je ne l'avais pas cherché... Oui j'ai cherché, j'ai tenté. Il le fallait. Par respect pour lui, pour moi. Par ego aussi. Dieu sait comme il est présent chez moi. Mais au final qu'en est-il resté ? Rien, du vent, nada. Sauf lui. Il fut toujours là. Dans l'inconscient, le conscient, dans toutes les larmes que je versais lors de mes soirées toujours trop arrosées, dans l'odeur de mes draps, dans la ranc½ur de mes discours, dans la froideur de ma voix, dans mes nuits, dans mes jours. Il fut toujours là... Je devais me rendre à l'évidence. Il était la somptueuse mélodie, et je n'étais finalement que la danse. On peut écouter de la musique sans forcement danser. Mais sans battements rythmiques dictant nos pas, pas à pas, je vous demande comment peut-on être en transe ? Non, je ne pouvais plus danser. Le fond sonore était à présent inexistant. Alors j'étais seule en piste, comme figée devant les passants. Avec l'idée irréaliste que tout passe avec le temps. Oui. Avec le temps va, tout s'en va... Mais pas l'amour, bande de troubadours. Je ne suis pas une bohémienne des sentiments, mais exclusive. J'ai pour exclusivité un certain Clément, il est mon seul penchant, mon unique dérive. Mon équilibre surtout. Il s'agit du plus important de ses atouts. Il est beau aussi. Dans la matière charnel tout autant que l'esprit. D'ailleurs je crois que c'est la première chose que je lui ai dite, lors de notre première rencontre. J'avais donc déjà cerné le personnage de conte. Aujourd'hui tout est si clair, si le quotidien semble à présent insupportable, c'est parce que je vis sans lui. Bien sur, j'ai eu des muses, moi aussi. Mais je savais qu'elles ne feraient que passer. Elles viennent pour divertir un temps, amuser, ou combler un manque de je-ne-sais-quoi, elles viennent peut-être avec l'espérance d'arriver à une histoire telle que lui et moi. Mais ne fuyons pas une réalité qui crève les yeux : Nous sommes détestablement amoureux. Qu'est-ce que l'amour ? Aimer sans conditions. Aimer à la perdition. Ceci semble acquis : Aujourd'hui, je me reperds pour lui. Pas besoin de grand écran pour se faire du cinéma. Dans ce film en noir et blanc, il n'y a évidemment que lui et moi. Il me dit que l'amour ce ne sera plus lui... Alors ce n'est pas grave, c'est si peu grave la vie. Il n'y a que soi et son cinéma. Prisonnier du sien, il n'entend plus ma voix. Pourtant, il y a beaucoup plus d'amour dans mon silence qu'il n'y en aura jamais dans tous mes mots. Mais à présent, le projectionniste est épuisé. Nous ne pouvons plus être projeter, il est trop tard. Alors je vais devoir me résigner puisque c'est ephemere que doit rester l'art. C'est donc ainsi que les lumières s'éteignent... Pas besoin de grand écran pour se faire du cinéma... "

Ps. Le cinéma est fait pour moi .

Amanda.
Pas besoin de grand écran pour se faire du cinéma…

# Posté le mercredi 28 mai 2008 21:17

Modifié le samedi 28 mars 2009 13:28

LA ROCK'N ROLL ATTITUDE EST-ELLE FORCEMENT SYNONYME D'INGRATITUDE ?

LA ROCK'N ROLL ATTITUDE EST-ELLE FORCEMENT SYNONYME D'INGRATITUDE ?
Touché par la grâce du parfait Dandy, son allure est précieuse et son langage choisi. Monsieur détiendrait - selon lui - l'intelligence subtile de tout le mécanisme moral de ce monde. Passant la totalité de sa piètre vie à vouloir ressembler à son propre idéal de perfection, il est en fait immonde. D'un sexe intellectuel indécis, d'un sexe tout court inactif, il « tombe amoureux » de sa proie, et séduit vif. Or, personne n'est encore jamais tombé dans son piège. Qui voudrait monter dans ce périlleux manége ? Derrière son masque d'insolence et d'ironie, cultivant le dédain et le sarcasme, tant bien que mal, il tente de transpercer sa vie, par le moyen du fantasme. Une main d'acier dans un gant de velours : Il voudrait bien être aimer, mais le problème étant qu' il se trouve dans une incapacité totale à rendre en retour. Sa vie n'est basée que sur son paraître, il est un égoïste de l'être. Son besoin le plus ardent est de se faire une originalité. Mais pour ce fait, il garde pourtant une base, un model (en admiration totale devant celui qu'on nomme le pays du soleil). Mais cela, il le nie. Il se pense authentique. Pourtant si vous vous mettez en face de lui, vous serez facilement troublé par son tic. Le Dandy ne vous regardera jamais dans les yeux, ni même ne vous adressera la parole. Trop occuper à tenter d'être merveilleux, il attendra seulement de vous, que vous l'observiez tel un idole. Sans répit, le Dandy se trouve détestablement isolée dans sa musique, il se permet de juger les ivrognes et les drogués, mais son présent est d'autant plus tragique : Il est seul au monde. Malgré tous ses artifices, il est encore bien loin de se trouver au milieu de la ronde. En l'observant ne serait-ce qu'un instant, on a comme envie de le prendre par les cheveux, histoire de lui remettre les neurones en place, le secouer jusqu'à ce que cet air vaniteux lui passe. Cependant, le Dandy s'en moque. Pensant que cette indifférence envers autrui lui donne un petit côté rock ! A.

# Posté le jeudi 22 mai 2008 17:34

Modifié le mercredi 01 avril 2009 08:32

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« Le ciel était chargé. Comme si les anges étaient rempli de larmes. Et ces pleurs sont venus s'écraser sur cette terre infâme. Tandis que les amants, eux, riaient aux éclats. Dans l'amour, la pluie ça ne se voit pas. »

Amanda .
...

# Posté le dimanche 20 avril 2008 18:01

Modifié le dimanche 20 avril 2008 20:26

Acte manqué

Cagnes-sur-mer, le mardi 15 avril 3h03

Ma peau est claire. Un peu jaune parfois. En hommage, au sang coulant dans les veines d'une famille d'autrefois. La tienne Papa. Mes yeux ont la forme d'un fruit d'automne, l'Amande. Et Maman m'a dit que c'est parce que tu savais que j'aurai ses yeux là, que tu as voulu me nommer Amanda. Ses yeux qui sont les tiens Papa. Pourquoi cherches-tu à les éviter depuis tant d'années ? As-tu peur Papa ? Comment fais-tu pour réussir à continuer d'avancer ? D'avancer sans moi. Moi, qui n'est jamais demandé d'exister. D'exister sans toi Papa. Sans la protection suprême d'un père pour la plus fragile de ses progénitures. Sans toi Papa, la vie fut dure. J'ai eu mal, on m'a blessé. Mais tu n'étais pas là. Personne fut assez fort pour me protéger. Je t'attendais toi Papa. Mais tu ne le savais pas. Tu n'as pas pu me relever. Alors je suis restée à terre Papa. J'attendais quelqu'un qui puisse m'aider. Je voulais pas m'en sortir seule. Je suis aussi faible que toi, tu sais. Alors, on m'a tendu la main, je m'y suis accrochée comme je pouvais. Mais j'étais à peine remontée, que déjà descendue. Je ne veux plus m'accrocher. Je veux être comme toi Papa. Sans aucunes vertus. Tu souffres pas toi au moins, vois-tu. Tu vis comme un animal. D'accord ce n'est pas vraiment sain, mais au mieux tu ne ressens même plus le mal. Alors c'est vrai ? Je ne suis donc qu'un brin de ta semence, égaré il y a bien des années dans le corps d'une jolie blonde qui pour toi devait être en transe ? Je ne suis que le souvenir de quelques bonbons achetés au tabac du coin avec tes cigarettes ? Je ne suis que cette petite ombre si seule au fond de la grande pièce pendant que tu faisais fête ? Tout ce qu'il te reste de moi n'est alors que l'image d'un acte manqué. Je comprends Papa. Tes parents eux aussi, ont du bien te manquer. Tu n'as pas eu de modèles toi non plus. La jeunesse, tu l'as manqué de prés. Toi aussi, fut très tôt perdu. Je comprends Papa. Je comprends que tu ne peux pas être père. Il n'est déjà pas évident d'être toi. J'aimerai quand même te dire, que tu auras marqué ma vie au fer. Il n'est pas sans dire, que je te dédis mes principaux tourments. Mais je ne t'en veux pas. Je ne t'en veux plus. Tu n'es qu'un enfant. Et finalement qu'un inconnu. Mon géniteur, voila donc à présent le seul terme qui puisse nous lier. Mon géniteur, plus jamais je ne t'attendrai. Il y a bientôt 17 ans, un jour de l'an, quelque part tu m'as offert la vie, mais en partant alors que je n'étais qu'une petite fille, sauvagement tu me l'as reprit. Je t'offre aujourd'hui mon pardon. Et en cet instant me redonne vie . . .

Adieu, Amanda
Acte manqué

# Posté le mardi 15 avril 2008 18:47

Modifié le mardi 15 avril 2008 19:04